Il y a bien longtemps que cette rubrique est restée sage et peu animée... D'autres canards diraient qu'une "odeur de renfermé", pour
tenter des jeux de mots douteux avec le fond même de cet article.
Pas de ça ici ! On sait se tenir dans cette rubrique ! J'en profite pour présenter mes excuses au public de goût qui sait apprécier
ces lignes devenues trop rares, ces production cinématographiques d'un age d'or révolu et mes voeux de rétablissement à la dernière victime qui a squatté (sans autorisation je le précise) MA
rubrique.
Passé cet intermède introductif, arrivons au coeur de ce qui nous occupe : l'ambiance. Il y a la décoration, il y a la mélodie, il y a
la décoration et il y a ce parfum envoutant que l'on arrive à sentir avec les yeux tellement il est présent... Je n'en dis pas plus, ce qui savent apprécieront.
Et nous voilà de retour à une époque où la jeunesse, non contente de savoir s'amuser et d'écouter une musique de bon goût, savait
se tenir comme il convient...
Peut-être que ça fait ancien combattant et tout ça, mais il faut se rappeler de cette époque : les yougoslaves se tapaient sur la
tronche sérieusement, JPP n'était pas parti en amérique et balladur repartait avec son CIP entre les jambes...
Alors forcément, à côté de ça, fallait bien s'amuser sa'reum...
Et qui d'autre que les publicitaires, dont l'esprit de synthèse sait marier pour le plaisir de tous intrigue saisissante et sens du
rythme, pour mieux résumer cet age d'or ? Je ne laisserai à personne d'autre le soin de répondre à cette question, car, d'une part, il se pourrait que j'attende longtemps et que, d'autre
part, j'ai la réponse et c'est la bonne, alors je me fiche pas mal du qu'en dira-t-on et c'est très bien comme ça !
Et point de politiquement correct à cette époque ! On pouvait dénoncer les gros qui squattent le buffet exprès pour tout bouffer ! Pas
de pitié et on était pô plus malheureux, c'est manman qui vous l'dit !
Eh oui, alors, c'était encore l'hiver la dernière fois... mais tant de choses se sont passées depuis, les histoires de décalage
horaire, de travail, de nounou... Oui, beaucoup de chose !
Et puis, évidemment, toujours cet incommensurable plaisir à faire un choix, puis changer d'avis, puis parler d'autre chose, puis
changer d'avis, puis être d'accord, puis changer d'avis... Avec le printemps, c'est encore mieux !!
Voilà, donc maintenant, il faut revenir à quelque chose d'un peu sérieux. Et quoi de mieux que ce monument du Ciné-club. Tout y est :
une émotion qui retourne les tripes, des dialogues ciselés, une photographie hors du commun, une mise en scène d'une rare justesse, le tout dans une apparente simplicité désarmante !
Ma précédente chronique a suscité la nombreuse réaction de mon lecteur. Un peu exagérée, certes, mais pas complètement
infondée.
C'est pourquoi je propose non un rectificatif (tout ce qui a été écrit est rigoureusement exact), mais un complément qui vient tempérer
le propos et créer un peu de complexité dans ce monde trop lisse...
Et voici donc "l'Arme Fatale", celle qui fait disparaître toute volonté et toute raison de chaque femme raisonnablement constituée, qui
rend toute réflexion impossible. Une sorte de sorcellerie très puissante qui s'empare de nos corps, de nos esprits, de ... de tout quoi. Toute résistance devient vaine.
Les premières paroles glissent dans les oreilles et s'insinuent progressivement dans tous le corps et fait parler l'instinct le plus
sauvage : "c'est avec ce mâle que je dois me reproduire !"
BOUTS DE GRAS